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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:20

Je vous invite à lire L'ETOILE DE SINOPE, récit d'un (début de) voyage à vélo :

 http://www.fichier-pdf.fr/2013/09/24/260813/preview/page/2/ 

N'hésitez pas à formuler des critiques ou à me signaler des fautes. (Le fichier PDF est téléchargeable.)

 

Bonne fin d'été !

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Published by Matthieu Stelvio - dans Douces vies - doux voyages
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:03

benzeeland.jpg - Si je ne me trompe pas, tu as traversé la plaine du Pô en Italie, ça t'a plu? Personnellement, je n’en ai pas un excellent souvenir?

 

- Oui, effectivement, j'ai traversé la plaine du Pô, mais on ne peut pas dire que ce soit mon meilleur souvenir, il faisait froid, de la pluie, de la brume, c'était encore le début de mon voyage, et surtout mon téléphone portable ne marchait plus. Or j'en avais besoin pour appeler mes filles (je ne trouvais pas d'Internet gratuit, je n'avais pas encore eu la chance d'expérimenté Skype, et les cabines téléphonique ne marchaient pas). J’étais complètement détaché de l'aspect matériel, mais j'avais besoin de rester en contact avec mes filles, je ne voulais pas qu'elles aient l'impression que je les aie abandonnées…

 

- Peux-tu nous parler des gens sympas que tu as croisés?

 

- J'ai croisé un Italien à Milan vraiment chouette passionné de vélo qui m'a laissé sa maison pendant qu'il allait bosser, un type formidable.
Marc, un français que j'ai croisé en Croatie. Il faisait un peu le même périple que moi et qui était un peu dans la même démarche (pédaler peinard, sans but précis, sans se prendre la tête). J'ai passé quelques jours avec lui, on s'est retrouvé en Hongrie quelques mois plus tard dans Budapest, et l'on s'est de nouveau vus en Slovaquie. Je suis toujours en contact avec lui.
Jeff, un motard avec qui j'ai passé une chouette soirée dans un petit camping en Grèce. Le truc énorme, c’est que je l'ai recroisé par hasard en République Tchèque trois mois plus tard, on s'est donc donné rendez-vous à Prague où l'on a passé quelques jours ensemble à visiter cette belle ville; et de nouveau par le plus grand des hasards on s'est recroisés dix jours plus tard au milieu de Berlin. Enorme! Il y a des signes comme ça dans la vie... Avec lui aussi, je suis resté en contact.
J'ai aussi croisé des autochtones très chouettes. En Turquie, un jeune prof de math m'a accueilli dans la bergerie de son père et m'a payé un resto.
Des albanais m'ont offert le café. Des Turcs ont passé une demi-journée à discuter avec moi. A Istanbul des types m'ont invité à partager leur barbecue: chouette moment! En Roumanie, j'ai dormi dans une vieille caravane avec des gens vraiment simples et chouettes qui baragouinaient quelques mots de français. Des petits riens très touchants. En Slovénie, à Ljubljana, un couple, lui Russe, elle Slovaque, avec qui j'ai passé trois jours magnifiques, m’a fait découvrir la capitale et la campagne slovène, un petit moment de pur bonheur.


- Tu prenais le temps de faire des pauses quand tu trouvais un petit coin paradisiaque?

 

- Ah oui! Ce n'était pas pour moi une compét', une course à l'échalotte ou une performance sportive. C'était avant tout un besoin de me ressourcer, un art de vivre, un voyage contemplatif. Je faisais en moyenne entre 80 et 120 km par jour, mais il m'arrivait de n'en faire que 30 si je tombais sur un chouette coin ou sur des gens sympas. Il m'arrivait aussi de rester dans un endroit plusieurs jours même si je ne l'avais pas prévu la veille. En général lorsque j'arrivais dans une grosse ville (Milan, Lubjana, Istanbul, Dubrovnik, Budapest, Prague, Berlin…), je restais plusieurs jours, mais même à la campagne si j'avais envie de me poser, de me faire un bon resto, de me baigner, de faire une sieste, de boire des bières, et de ne plus être en état de repartir ça n'était pas un problème, bien au contraire!


- Tu as connu de grosses galères?

 

- Franchement, non, ou je ne m'en souviens plus! Ou alors je les ai enfouies dans un coin de mon cerveau pour ne garder que le meilleur.
En y réfléchissant, j'ai eu bien sûr des petits moments de blue's, des coups de mou, des jours avec de la pluie et du froid sans discontinuer avec toutes les fringues et la tente trempées en Roumanie. Une nuit dans les montagnes au Monténegro, impossible de trouver un endroit où dormir alors qu'il commençait à faire nuit… et une tempête qui se lève! En Allemagne, un chasseur m'a réveillé en pleine nuit et m'a demandé de ranger ma tente et de dégager. Une gastro, une turista (je buvais l'eau du robinet…) qui m'est tombée dessus à Istanbul, et qui a duré presque 10 jours (8 kilos de perdu!)… déjà que je ne suis pas gros, mais là… je n’étais pas beau à voir…
Mais tous ces moments, ce n'est rien à côté de tous ces moments de bonheur. A aucun moment, même dans ces moments difficiles, je n'ai eu envie d'arrêter, j'étais bien dans mon voyage; et si je pouvais repartir, je repartirais demain !


- Tu as croisé de drôles de bêtes plus ou mois sympathiques?

 

- Oui !… Des chiens qui m'ont coursé en Albanie, au Monténégro et surtout en Roumanie. Une fois, j'ai eu vraiment peur: en bas d'une descente, dans un virage ils ont foncé droit sur moi… j'ai pédalé comme jamais!… ET surtout un soir dans un bois en République Tchèque: j'avais trouvé un coin tranquille; et dans la nuit j'entends un bruit, des branches qui craquent, ça se rapproche, ça se rapproche… en fait c'était des sangliers qui ont tourné autour de la tente à la recherche de glands, j'étais effrayé, ils ont fini par s'éloigner mais… mais… une heure plus tard un autre bruit: une autre bête seule, plus imposante (en tout cas dans mon esprit, car je n'ai pas osé sortir de ma tente), j'étais pétrifié, je ne respirais plus, j'ai vraiment cru qu'il s'agissait d'un ours… je ne saurais jamais ce que c'était: un ours, un sanglier solitaire… En tout cas, cette nuit-là, je n'ai pas fermé l’œil, et dès que le soleil s'est levé, j'ai remballé et je me suis cassé vite fait!

 

- Tu as deux petites filles, n'était-ce pas un peu difficile de t'en séparer pendant ces 6 mois de voyage?

 

- Effectivement, j'ai deux filles, Agathe 10 ans et Gwladys 7ans. C'était au départ un handicap, je ne me voyais pas partir 6 mois sans les voir, j'avais peur qu'elles prennent ça pour un abandon. Et puis, je ne voulais pas, même si nous sommes divorcés, laisser à la maman la charge des puces. Je me suis arrangé avec mes parents et mon frère pour qu'ils puissent s'en occuper dès que mon ex en aurait besoin ou dès que mes filles en sentiraient le besoin. De plus, j'ai créé un blog pour qu'elles puissent suivre mon voyage, je leur écrivais, je leur téléphonais, leur envoyais des mails régulièrement, j'ai également travaillé avec l'instit' de la plus grande pour que, dans sa classe, les enfants puissent suivre mon voyage. De plus, je leur ai pris avant le départ, un billet d'avion au départ de Roissy pour Vienne en Autriche début Août (c'était la première fois qu'elles prenaient l'avion!…)… Je suis donc arrivé à Vienne, j'ai laissé mon vélo à la consigne de l'aéroport (150 euros pour 15 jours… pff…), j'ai loué une voiture, on est partis en Slovaquie où j'avais préalablement loué un gîte, on a passé 15 jours magnifiques. Par contre, ce fut difficile de les remettre dans l'avion après ces deux semaines et de reprendre mon voyage tout seul…

 

- Es-tu attaché aux problématiques écologistes ou pas vraiment?

 

- Oui bien sûr, surtout comme je le disais au début de l'interview, je travaille dans un Parc Naturel Régional. J'ai des valeurs et des convictions qui font que je suis sensible à l'environnement, aux changements climatiques et à notre responsabilité sur cette Terre… Le vélo est un bon moyen de voyager sans polluer… de découvrir le monde, les paysages qui nous entoure et ce qu'on en fait… J'ai vu des coins magnifiques mais aussi des endroits pollués, bétonnés et ça m'attriste… Combien de criques magnifiques dénaturées par la pression immobilière, par l'industrie du tourisme de masse, par la corruption et par la négligence.

 

- Un an après cette formidable aventure que tu as su nous faire partager sur ton blog, as-tu de nouveaux projets de voyage à vélo?

 

- Hélas non… pour des raisons financières, et humaines (mes filles, la première chose qu'elles m'ont dit lorsque je suis rentré : "Papa, tu ne pars plus"…). Mais j'envisage l'an prochain ou dans deux ans de faire pendant les vacances le canal Nantes-Brest à vélo le long des chemins de halage avec mes deux filles… Bon, ce ne sera pas la même chose, mais j'aimerais leurs donner le goût du voyage, de l'aventure et des choses simples…

 

Merci à Greg! (Sur la photo: Ben, un ami de Greg)

Pour en savoir plus sur le voyage de Greg: http://gregeuropetour.blogspot.com/ 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 21:04

ZEELAND_BEN_MOI_KARMELIET.jpg

Greg est plutôt bavard, et j'ai donc choisi de publier son interview en plusieurs parties! En mars 2011, il est parti à vélo du Nord de la France, et je dois dire que je me suis inspiré de son blog ( http://gregeuropetour.blogspot.com/ ) lorsque je suis parti, moi aussi, en juin de la même année! Merci à lui d'avoir si bien su nous faire partager sa grande aventure!

   

Dans la vie de tous les jours, tu utilises le vélo (pour les courses, pour aller travailler)?

En fait, avant de partir je ne faisais quasiment pas de vélo, j'avais bien un VTT, qui restait dans le couloir. Par contre, depuis que je suis rentré, je l'utilise tout le temps. J'habite à présent en ville et le vélo, c'est bien pratique pour se déplacer.

 

 

Avant de te lancer dans ton périple, tu faisais donc peu de vélo... Peux-tu nous expliquer comment t'es venu l'idée de partir faire le Tour d'Europe à vélo à 40 ans?

Ah la quarantaine !… c'est un moment où l'on fait un peu le point sur sa vie : j'avais une femme, deux filles, une maison, un travail… et un divorce… Je me suis retrouvé seul, avec bien sûr mes filles que je continue à voir régulièrement, des amis, des bringues, des soirées… mais une envie de faire quelque chose de concret, d'avancer, de ne pas me retrouver à 50 ans avec les mêmes questions, et puis l'envie de montrer à mes filles que j'étais capable de faire quelque chose, un truc fort, qu'elles soient fières de leur père !

Donc l'idée a mûri… je suis parti 15 jours au Portugal avec juste un billet d'avion, j'ai loué une voiture sur place et me suis baladé, j'ai dormi dans ma caisse, dans des gîtes, des p'tits hôtels, à la belle étoile, j'ai rencontré des gens, mais ce n'était pas suffisant, ça restait dans le domaine du divertissement, des vacances… Suite à ce voyage l'idée a germé de partir plus loin et autrement. Je travaille dans un Parc naturel régional, je suis sensibilisé à l'environnement, j'ai certaines valeurs qui font que le vélo me semblait être le bon choix. De plus, on peut parcourir des distances plus longues qu'à pied; et par rapport à la voiture, on ne pollue pas, c'est moins coûteux, et l'on prend le temps de voir les choses, de faire des rencontres…

J'ai donc décidé de partir en septembre 2009, et je suis parti fin mars 2010. Fin 2009, j'ai commencé à me renseigner sérieusement sur le vélo, j'ai consulté les forums, acheté des bouquins. Au bout de 2 mois, je me suis décidé sur l'achat d'un vélo simple, robuste que j'ai acheté dans une boutique spécialisée à Bruxelles (un Fahrrad, marque allemande, cadre en acier, une selle brooks, des sacoches étanches Vaude) et j'ai commencé à rouler pépère…

 

 

 T'as voyagé combien de temps? Tu as traversé quels pays? As-tu utilisé l'avion ou le train?

J'ai pris un congé sans solde de 6 mois (je suis parti fin mars et je suis rentré fin septembre).

J'ai traversé la France (j'habite dans le Nord) en passant par Laon, Reims, Chaumont, Dole, Lons le saunier, Annecy, Le Grand bornand, j'ai traversé les Alpes pour rejoindre la Suisse (en franchissant 2 cols la même journée : le Col de la Forclaz et le Col des Montets). Je suis arrivé à Martigny j'ai longé la vallée, puis je suis repassé en Italie, longé la plaine du Pau jusqu'à Milan, ensuite la Slovénie, la Croatie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine, la Grèce, la Turquie jusqu'à Istanbul, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie, l'Autriche, la République Tchèque, l'Allemagne, le Danemark, de nouveau l'Allemagne, les Pays Bas, la Belgique et retour en France soit… euh… 18 pays!

Je n'ai pas pris l'avion. Par contre, j'ai traversé un tunnel entre la Suisse et l'Italie en train, et un petit bout de la Slovaquie également en train pour visiter quelques châteaux. Tout le reste à vélo.

 

 

Combien de kilomètres au final?

11 000km et une crevaison !…

 

 

Quels sont les pays que tu as préféré?

- La Macédoine pour ces paysages entre lacs et montagnes : magnifique!

- Le Danemark pour ce rapport, cette adéquation, cet art de vivre avec la nature.

- L'Albanie pour la gentillesse, les sourires des habitants (c'est vrai également pour la Turquie).

- La Croatie pour ces côtes et son turquoise.

- La Hongrie pour ses thermes et ses piscines !

- L'Allemagne: juste pour Berlin (j'ai adoré Berlin).

 

Tu ne t'es pas senti fatigué à certains moments? Tu carburais à quoi?

C'était une fatigue constante mais saine. Le soir je me couchais assez tôt, ça dépendait toutefois des rencontres que je faisais…

Je carburais à la bière ! Je buvais plein de bières, mais surtout je mangeais tout le temps, car en vélo on dépense des calories. C'est cet élément budgétaire que je n'avais pas pris en compte au départ. Tout mon fric partait dans la bouffe et la boisson. Le midi, je m'achetais de quoi faire des salades ou des sandwiches. Le soir: des pâtes, du riz…et j'achetais des tonnes de biscuits, de barres chocolatés, des fruits, des plaques de chocolat, je pouvais manger 3 voire 4 plaques de Milka dans la journée (et du Milka, j'en ai trouvé partout! Même au fin fond de la Roumanie! Ils doivent avoir de sacrés commerciaux chez Milka!).

 

A suivre!

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 19:05

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Loïc a 24 ans. Depuis quelques mois, il a renoncé à la vie sédentaire. Il est parti avec son vélo et ses sacoches et a tout lâché pour aller sillonner la France et l'Espagne. Il s'arrête vivre dans des éco-villages, chez des amis ou dans des fermes. Par l'intermédiaire du Wwoof, il donne un coup de main à des agriculteurs et est hébergé en retour. "Je n'ai pas de logement. Je ne travaille pas. J'ai un peu d'argent de côté; et je m'en sers pour me déplacer d'un lieu à l'autre."

C'est en juillet 2010 que Loïc a réalisé son premier voyage: "Nantes Lourdes en passant une semaine dans les fêtes de Bayonne". Cette première expérience fut pour lui un moyen de prendre conscience de certaines difficultés du voyageur à vélo. Ainsi, il a eu un peu de mal avec la solitude: "Quand on voyage à vélo, finalement, on ne rencontre pas tant de gens que cela" et "après des jours à pédaler, croiser tous mes amis à Royan m'a bien redonné le moral". Il a aussi eu des soucis avec sa selle: "J'ai eu très mal aux fesses, même avec une selle ultra rembourrée." et des problèmes mécaniques: "Ma remorque ne tenait plus au vélo; mes écrous lâchaient les uns après les autres, et je n'arrêtais pas de faire des bricolages de fortune".

Peu avant le printemps, après avoir passé un hiver à dormir dans des fermes à droite et à gauche, Loïc est reparti avec une amie, Aline, et un nouveau vélo - un vélo couché! Ils sont allés s'aventurer à l'étranger - en Espagne! Un voyage de deux mois qui les a conduit jusqu'à Saint Jacques de Compostelle.

Sa nouvelle vie, il l'aime et il sait profiter des moments magiques: "Dès lors que je suis totalement immergé dans la nature, sans voiture, je vis des moments magiques. (...) Il y a eu  tous ces soirs où j'ai planté ma tente dans les dunes, où je regardais le soleil se coucher avec le bruit des vagues qui me berçait." Il ne redoute pas l'avenir et a plein de projets: "On prévoit de faire le GR30 avec Aline dans quelques jours, 190km mais à pied. En juin, j'irai vivre dans un éco-village. (...) Après j'hésite... peut-être  un aller/retour au Cap Nord en passant par la Norvège et la Finlande... ou aller vivre dans un éco-village. Les options restent ouvertes!"

 "Le projet [de Loïc], c'est de vivre dans une communauté autarcique, perdu dans un coin préservé. Pour [lui], avoir du chauffage, une voiture, une gazinière est irrespectueux envers la planète. [Il] aspire à retrouver le mode de vie simple de nos ancêtres."

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Le blog de Loïc: http://eco-voyageur.blogspot.com/

 

Texte de Loïc "Fornoxe" et Matthieu Stelvio.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:40

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- A quel âge et dans quelles circonstances as-tu commencé le vélo / le voyage à vélo?

J’ai découvert le vélo comme tout le monde, pendant mon enfance. Je l'ai beaucoup utilisé pour aller à l'école, puis vers l'adolescence, j'ai commencé à faire des petites sorties à la demi-journée dans ma région.

J'ai commencé le voyage à vélo en 2009, à l'âge de 32 ans à un moment de ma vie où je n'étais pas bien du tout. J'avais besoin de changer de vie pour un moment, j'ai donc posé un congé sabbatique, et j'ai voyagé en France pendant 10 mois.

- Dans la vie de tous les jours, tu utilises le vélo (pour les courses, pour aller travailler)?

J'utilise le vélo pour mes petits déplacements comme aller au sport ou voir mes parents. J'aimerais bien aller au travail à vélo, mais les infrastructures font cruellement défaut.

- Tu as réalisé de nombreux voyages à vélo en autonomie? Tu peux nous en parler?

Entre mai 2009 et février 2010, j'ai voyagé à travers le France. C'était pour moi la découverte du cyclotourisme, et cela a été 10 mois de grand bonheur. Je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie. J'ai vu des paysages incroyables, j'ai fait des rencontres extraordinaires.

En mai 2010, j'ai fait un aller-retour aux Pays-Bas et j'ai découvert le pays du vélo avec des infrastructures qui me laissent rêveur.

Cette année à Pâques, je suis parti avec mon père dans la région Poitou-Charente pour lui faire découvrir le cyclotourisme. Cela a été une très belle expérience, je voulais qu'il connaisse les joies d'un pédaleur nomade.

- Parle-nous un peu plus de tes 10 mois d’aventure sur les routes de France !

Alors concernant mon voyage en France, il n'y a pas de logique ou plutôt si: durant le printemps et l'été, j’ai circulé dans la partie nord, et en automne et hiver : cap au sud !

J'ai commencé par le Nord de la France au mois de mai, ensuite le Jura en juin, la Normandie et une partie des pays de la Loire en juilllet, le Limousin en Août, la Bourgogne en septembre, l'Aquitaine en octobre, Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon en novembre-décembre, la région PACA de janvier à mi-février, puis je suis remonté par les Alpes de Haute Provence et la Vallée du Rhône fin février.

Cette année je complète mon voyage en France avec le Poitou Charente avec mon père à Pâques, je pars dans 2 semaines en Bretagne et en juillet je passe 2 semaines dans les Alpes du nord.

Il ne me restera plus qu'à découvrir l'Auvergne et les Alpes du sud dans le futur, je ne sais pas quand.

Je peux dire que je connais assez bien la France maintenant!

- Tu as connu des moments difficiles?

Je n'ai voyagé qu'en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Je savais qu'en cas de coup dur, je n'aurai pas de souci à me faire. J'ai connu des jours sans, mais jamais de grandes difficultés.

- ... et des moments magiques?

Oui, beaucoup.  Le moment le plus intense a été la traversée du causse Méjean en décembre 2009. Ce jour-là, j'ai éprouvé un sentiment de liberté incroyable sur mon vélo.

- Quels sont tes prochains projets, camarade?

Je pars à la fin mai en Bretagne pendant 1 mois, une région que je n'avais pas eu le temps de découvrir lors de mon voyage en France. Ensuite je vais au rassemblement Eurovélogex début juillet, puis je traverserai une partie des Alpes pendant 10 jours. Pour l'Assomption, je vais certainement partir 3 jours dans le nord de la France (baie de Somme). Puis à la fin de l'hiver 2012, je quitte tout : travail, famille, confort, etc pour vivre la grande aventure : au moins 10 ans sur les routes du monde !

- Tu voyages avec quel type de matériel?

Je me suis fait faire un vélo sur mesure chez Rando cycles à Paris, équipé en LX. C'est un vélo qui me donne entièrement satisfaction, je ne regrette pas d'avoir investi. J'ai des sacoches Ortlieb Classic. Pour l'instant j'ai une tente T2 de décathlon mais je suis en train d'en chercher une nouvelle pour le grand voyage.

- Qu'est-ce que tu aimes dans le voyage à vélo? Qu'est-ce qui te pousse à pédaler?

Des tas de raisons. Le fait d'être totalement libre, autonome. Le vélo m'apporte une liberté que j'ai jusqu'à maintenant tant recherchée. Voyager sans polluer, c'est extraordinaire. Voyager à la force de ses mollets, c'est incroyable. Le contact avec les locaux est beaucoup plus facile et simple.

Ce qui me pousse à pédaler ? Découvrir des paysages, apprendre encore et toujours, faire de nouvelles rencontres.

- As-tu autre chose à ajouter, camarade ?

Il me tarde de partir, fuir ce monde matérialiste, individuel, basé sur le consumérisme. Je veux mener une vie simple, proche de la nature.

Le blog de David: http://bayernd77.over-blog.com 

David et Matthieu Stelvio.

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